Thèmes et sous-thèmes

Axe 1 : La montée des inégalités : quels enjeux ?

En amont de la diversité des interprétations des acteurs du monde l’éducation quant aux inégalités et des actions concrètement entreprises visant à les réduire, se situent les enjeux sous-jacents à la montée des inégalités et la définition du rôle de l’Ecole face à cette situation. Ainsi, le premier axe structurant de ce congrès invite à s’interroger sur les multiples enjeux (économiques, politiques, philosophiques, sociaux, culturels, anthropologiques, géopolitiques, etc.) qui président à la reproduction voire l’amplification des inégalités dans le champ éducatif. Ceux-ci sont susceptibles de donner lieu à des lectures variées sur le plan des principes pouvant structurer les actions à mettre en place et soulever les questions suivantes : comment ces inégalités se construisent-elles et comment évoluent-elles historiquement ? Quelles idéologies, quels discours ou politiques légitiment-ils ces inégalités ou, au contraire, les dénoncent-ils et, les déconstruisent-ils ? Quels sont les rapports entre les inégalités sociales, politiques, éducatives, etc. ? Quelles sont les différentes modalités, types et formes d’inégalités ayant une incidence sur l’éducation ? Quelles sont les influences de ces inégalités sur l’éducation et les systèmes éducatifs ? Quels sont les rôles/finalités de l’éducation et des systèmes éducatifs face à ces inégalités ?

Axe 2 : Contrer la montée des inégalités : quels acteurs ?

Une fois identifiés les enjeux pertinents concernant les inégalités, on en vient à s’interroger sur les acteurs qui sont en mesure d’agir sur l’éducation ou de l’influencer dans le sens de la réduction de différentes formes d’inégalité. Le deuxième axe du congrès propose donc des réflexions sur les responsabilités et les rôles des acteurs tels que: l’État et ses organes (Ministère de l’Éducation, Ministère de la Famille, Ministère de la Jeunesse, etc.), les institutions éducatives (du premier degré au supérieur, les associations, les acteurs de terrain (directeurs d’école, les conseillers d’orientation, enseignants, apprenants et leur famille, formateurs, organisations non gouvernementales, organisations internationales, syndicats, médias etc.). Il s’agit de mettre en évidence le positionnement de ces acteurs face aux inégalités, la façon dont ils interprètent ces inégalités (cadre théorique, conceptions etc.), leurs discours qui les légitiment ou les combattent, les modalités dans lesquelles ils traduisent cette problématique, notamment dans les politiques publiques, les documents officiels ou le curriculum.

Axe 3 :Contrer la montée des inégalités : quelles pratiques

Bien que partout dans le monde l’accès à l’éducation progresse, les inégalités persistent. Cette montée des inégalités invite à s’interroger sur les différentes pratiques visant à les réduire. Des interrogations qui portent tout autant sur les actions gouvernementales et non-gouvernementales, les initiatives civiles, celles des familles, que sur les pratiques d’enseignement, de formation et de recherche. Face à cette montée des inégalités, les recherches portant sur ces pratiques deviennent ainsi un enjeu essentiel. Dans cette optique, ce troisième axe pose les questions suivantes : quelles initiatives concrètes sont-elles entreprises par les différents acteurs de l’éducation formelle ou non formelle pour réduire les inégalités et quels en sont les résultats ? Quels dispositifs pédagogiques ou de formation contribuent-ils à diminuer les inégalités ? Comment prendre en compte l’hétérogénéité croissante des élèves sans accroître les inégalités ? Quelles pratiques légitiment-elles ces inégalités ou, au contraire, les dénoncent-elles et les déconstruisent-elles ?